Présentation

Initié très jeune au piano, Benoît Haller suit l’enseignement d’Erwin List et de Florent Stroesser en direction de chœurs au Conservatoire de Musique de Strasbourg avant d’intégrer l’Institut Européen de Chant Choral à Metz où il étudie la direction avec Pierre Cao de 1990 à 1992. Il rejoint ensuite la Musikhochschule de Freiburg im Breisgau, au sein de laquelle il poursuit un cursus supérieur de direction de chœurs et d’orchestres auprès de Hans Michael Beuerle et de Peter Baberkof. Il obtient en 1996 son diplôme supérieur avec les félicitations du jury.

De nombreuses classes de maître auprès de personnalités telles que Eric Ericson ou Frieder Bernius viennent compléter sa formation de chef d’orchestre.

Parallèlement, de 1994 à 1997, il travaille le chant avec Hélène Roth à Strasbourg, puis à partir de 1997, auprès de Beata Heuer-Christen (chant), Gerd Heinz (opéra) et Hans Peter Müller (mélodie) à la Musikhochschule de Freiburg, où il interprète en 2000 le rôle de Ferrando dans Così fan tutte de Mozart. En 2002, il incarne Albert Herring dans l’opéra éponyme de Britten, obtenant son diplôme supérieur de chanteur d’opéra.

Pendant ces années d’études, de nombreuses tournées avec des ensembles tels que le Collegium Vocale Gent de Philippe Herreweghe ou le Kammerchor Stuttgart de Frieder Bernius ont mené Benoît Haller à travers toute l’Europe, à Hong-Kong, en Australie, en Corée, en Ukraine et aux Etats-Unis. Le ténor est régulièrement amené à se produire sur scène, et ce plus particulièrement dans l’opéra baroque (Almira de Händel, King Arthur de Purcell). Il se consacre avec bonheur à l’interprétation de l’œuvre de Bach (passions et cantates), mais aussi à celle des grands oratorios classiques et romantiques (Mozart, Haydn, Mendelssohn, Berlioz).

Parallèlement au travail de la Chapelle Rhénane, Benoît Haller poursuit sa carrière de chanteur et de pédagogue dans les domaines de l’art lyrique, de la musique ancienne et de la direction de chœurs et d’orchestres. En mai 2009, il a dirigé l’Orchestre Régional de Bayonne-Côte-Basque dans l’oratorio « Die letzten Leiden des Erlösers » de C.P.E. Bach.

Parmi ses enregistrements discographiques en tant que chanteur, on compte Les sept paroles du Christ de Schütz avec Akadêmia (Françoise Lasserre), l’Oratorio de Noël de Rosenmüller avec Cantus Cölln (Konrad Junghänel), des Cantates de Telemann avec le Balthasar Neumann Ensemble (Thomas Hengelbrock), les Vêpres de Mozart sous la direction de Peter Neumann, ou encore la Messe des Morts de Gossec (Jean-Claude Malgoire).

En 2001, Benoît Haller fonde la Chapelle Rhénane pour rassembler des amis musiciens français et allemands. L’ensemble, qu’il dirige depuis, s’est d’abord consacré essentiellement à l’interprétation novatrice des œuvres de Heinrich Schütz, compositeur auquel il a consacré 4 disques salués par la critique. Depuis 2007, la Chapelle Rhénane s’attache également à revisiter le répertoire plus tardif, et plus particulièrement la musique de Johann Sebastian Bach : Passion selon St-Jean (2008), Passion selon St-Matthieu (2009), Oratorio de Noël (2010), Messe en Si mineur (2014), Messie de Händel (2012). La Chapelle Rhénane a publié au total 8 albums discographiques aux labels K617 et ZigZag-Territoires, et s’est produite dans tous les grands festivals français et en Europe (Saintes, Sablé, Chaise-Dieu, Folles Journées, Utrecht, Regensburg, etc.).